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Attractions locales

Le lac Shallow

Malgré sa petite taille, le lac Shallow fait le bonheur de plusieurs dans la région. Situé à quelques kilomètres au Nord de la Route 11 à Mattice, les gens se rendent au lac pour profiter de tous les plaisirs de l’eau (baignade, bateau, tube, ski, motomarine, planche, kayak, pêche, etc.), pour faire de la pêche blanche, pour camper, pour relaxer au chalet ou encore pour y vivre. En effet, parmi la quarantaine d’habitations construites autour du lac, plus d’une dizaine sont des résidences permanentes. En plus des chalets/maisons, les 2 parcs de camping qui s’y trouvent, les allocations routières qui se transforment en sentier de véhicules tout-terrain ou de motoneige et la proximité de la rivière font en sorte que le « chemin du lac » est souvent très achalandé!

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« Qu’elle est belle, NOTRE rivière »

Située dans le Nord-Est de l’Ontario, la rivière Missinaibi s’étend en direction nord-est sur une distance de 426 kilomètres. Elle prend sa source près du lac Supérieur, dans les bas plateaux d’Abitibi, au Nord de Chapleau, et se jette dans la rivière Moose qui traverse les basses-terres de la baie James. C’est presque à mi-chemin, au cœur de la Missinaibi, que l’on retrouve la petite communauté de Mattice–Val Côté.

La Missinaibi est l’une des dernières rivières sauvages non endiguées de l’Ontario. Elle a obtenu le statut de parc provincial du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario en 1988 et fait partie du Réseau des rivières du patrimoine canadien. Elle est reconnue pour sa beauté panoramique intacte, ses diverses caractéristiques naturelles et pour le rôle qu’elle a joué dans l’histoire du Canada comme importante route pour la traite des fourrures*. Elle continue d’offrir à ses visiteurs la possibilité de vivre des expériences prolongées de canotage et de camping en milieu sauvage. Les gens « de la place » qui sont amateurs de pêche, de camping sauvage ou de motoneige prennent plaisir à en explorer les attraits.

* La Missinaibi a longtemps été utilisée comme transport routier par les peuples autochtones. À l’époque de la traite des fourrures, de nombreux postes de traite furent construits sur son parcours.

Le nom Missinaibi est probablement d’origine algonquine où le mot « Masinabi » signifie « empreinte faite par l’eau ». Il se peut aussi que le nom provienne de la langue crie et fasse référence aux nombreux pictogrammes dessinés sur les rochers tout au long de son parcours.

Aux chutes Thunderhouse, qui en réalité consiste en une chaîne de petites chutes liées par de violents rapides, la rivière descend de 40 mètres. Il s’agit là d’une partie de sa descente dans le Bouclier canadien, en route vers les terres basses de la baie d’Hudson.

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Canot et kayak

 

Bien que les canoteurs/kayakistes expérimentés puissent descendre la Missinaibi au complet, la plupart d’entre eux n’en parcourent qu’un des deux principaux tronçons :

 

Le tronçon de la haute Missinaibi s’étend du lac Missinaibi à Mattice. Il s'agit d'un parcours de 236 kilomètres jalonné de 28 portages, nécessitant entre 10 et 12 jours.

 

Le tronçon de la basse Missinaibi coule entre Mattice et Moosonee. Il s'agit d'un trajet de 320 kilomètres, le long duquel se trouve 7 à 10 portages, nécessitant de 7 à 9 jours.

Le livre de Hap Wilson, intitulé Missinaibi - Journey to the Northern Sky est en vente au bureau municipal.

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Monument commémoratif de l'Église St-Sacrement

Ce monument commémoratif a été érigé à l’été 2009 en hommage aux nombreux bénévoles et paroissiens de Val Côté qui ont, par leur travail et leurs contributions financières, construit et entretenu l’église de la paroisse du Saint-Sacrement jusqu’à sa fermeture en septembre 2005.

Une première église construite en 1928-1929 fut d’abord agrandie en 1941, avant d'être la proie des flammes.


En 1962-1963, elle fut reconstruite grâce au travail de nombreux bénévoles. Cette bâtisse fut démolie en octobre 2007.

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Cimetière indien

 

Situé à courte distance au Sud de la voie ferrée sur la berge Ouest de la rivière Missinaibi, le cimetière a été utilisé du début des années 1900 jusque vers 1945 alors qu’il fut graduellement délaissé. Selon les registres tenus par l’église anglicane, qui en assura la gestion pendant plusieurs années, 21 personnes y ont été inhumées entre 1919 et 1945, en grande majorité des Autochtones, mais on croit que d’autres sépultures non répertoriées s’y trouvent probablement.

Après avoir été plus ou moins laissé à l’abandon pendant de nombreuses années, c’est à l’automne 1987 que Laurent Vaillancourt, à la suite d'une visite du site en compagnie de Fred Neegan, fit parvenir à la Municipalité une série de photos et un plan du site, incitant le Conseil municipal à entreprendre la restauration de ce site historique. 

Au cours des étés 1989 à 1991, des travaux totalisant environ 26 000 $ et financés par Nord-Aski, le gouvernement provincial (projets Jeunes environnementalistes) et la Municipalité, sous la supervision de Fred Neegan, ont permis de débroussailler le site, reconstruire les clôtures autour de plusieurs sépultures et autour du périmètre, ériger une croix, une plaque de bronze répertoriant les défunts connus et deux enseignes identifiant le site à l’entrée du stationnement et au bord de la rivière pour les canoteurs, aménager un sentier d’accès et un stationnement pour les visiteurs.

L’inauguration du site restauré a eu lieu le 5 octobre 1991.

En 1996, Fred Neegan a été honoré par la Fondation du patrimoine ontarien pour son dévouement envers la restauration de ce site historique. Sa sœur Clara, décédée le 8 mars 1945 à l'âge de 23 ans, et son frère Lawrence, décédé le 2 juin la même année à l’âge de 18 ans, furent les deux dernières personnes inhumées dans ce cimetière avant son abandon.

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Le Voyageur de la Missinaibi

Ce monument a été érigé en octobre 1997 par la Municipalité de Mattice–Val Côté avec l’assistance financière du gouvernement du Canada et de la province de l’Ontario. Réalisée à partir d’un dessin original de Florence Dupéré, la sculpture intitulée « Le Voyageur de la Missinaibi » est l’œuvre du sculpteur Denys Heppell de St-Jean-Port-Joli, au Québec.

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Pourquoi tant de gens associent Mattice aux dinosaures?

 

C’est que, pendant plusieurs décennies, lorsqu’on voyageait en direction ouest sur la Route 11, on savait qu’on était arrivé à Mattice quand on passait devant les dinosaures.

En effet, devant le Mattice Motel, situé à l’entrée est du village, un tyrannosaure et un stégosaure nous souhaitaient la bienvenue!

Ces belles bêtes de béton ont été construites par les frères Serge, Jean et Paul Dupuis*. Les garçons avaient hérité des goûts et aptitudes artistiques de leurs parents, Claire et Armand Dupuis, alors propriétaires du Mattice Motel. 

Bien que le motel fut vendu par la famille Dupuis et que le bâtiment ait été convertit en logement résidentiel avant de faire la proie des flammes en octobre 2018, le tyrannosaure, lui, est toujours là. Note : il est situé sur un terrain privé.

Avant de quitter la région, Mme Dupuis avait longtemps été maîtresse de poste à Mattice. Elle habitait avec ses enfants dans le bâtiment qui abritait le bureau de poste, situé au 250, rue King. À la suite de la démolition du bâtiment, le terrain vacant a permis à la Municipalité d’agrandir le parc Brisson. En décembre 2019, la Municipalité a procédé à l’installation d’un petit tyrannosaure de métal sur ce terrain, question d’attirer les passants tout en soulignant le passage de cette famille à Mattice.

* Les frères Dupuis ont transformé leur engouement pour les animaux préhistoriques en parc d’attractions en créant le site Prehistoric World à Morrisburg, en Ontario.

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